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Lundi 28 juillet 2008


Depuis le 9 octobre 1981, la peine de mort est abolie et la guillotine est aujourd’hui rangée dans le rang d’objet inutile à la société voir même dans le rang d’objet que l’on aimerait oublier.

Pourtant l’horreur que les gens ressentent aujourd’hui pour cet outil n’est plus et n’a surtout jamais été légitime car aujourd’hui l’horreur ce n’est plus la guillotine «instrument de mort » comme diront certains mais l’horreur, le crime et l’épouvantable se produisent dans nos rues, nos quartiers, nos écoles… La mort et le danger sont partout sans compter sur les nombreux viols et autres abominations.

Aujourd’hui et plus que jamais les hommes politiques, dans leurs différentes campagnes et leurs diverses rencontres avec la presse mettent l’accent sur le thème de l’insécurité. Celle-ci ne serait plus « supportable » selon eux mais quelles mesures ont-ils prisent ? A part laisser s’accumuler les corps de dizaines et de centaines d’innocentes victimes enfants ou personnes âgées…

Encore plus précisément depuis le début de l’année 2006 l’ancien président de la république a déclenché un processus d’une énième révision de la constitution pour y inscrire que «  la peine de mort est abolie en toutes circonstances afin de témoigner avec force de notre attachement aux valeurs de la dignité humaine ». Pourquoi cette révision en 2006 me direz vous, et bien tout simplement car contrairement à la croyance populaire, la peine de mort aurait pu être rétablie sans inquiétude en France si ce n’est avec quelques déchirures de deux ou trois accords européens. De plus la France sans cette révision n’aurait pas pu ratifier un Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à New York le 15 Décembre 1989… Encore un Pacte international ne visant qu’aux bienfaits politiques et ne prenant pas en compte notre société en déclin.

Certaines personnes nous diront pourquoi rétablir la peine de mort en France car pour eux  cette vision de notre pays est une vision pessimiste et meurtrière et ils nous diront « répondre à la violence par la violence n’est pas une solution, de plus comment pouvez-vous nous parler de liberté d’expression, liberté d’action pour vos manifestations et congrès si vous, vous soutenez que la peine de mort est une solution car cette peine est une peine visant à détruire tous les droits que peut avoir un homme. » Certes cette peine est une peine visant à détruire tous les droits d’un être humain mais quel être humain… une personne ayant tué peut être violé ou encore bien d’autres choses… Ce criminel a-t-il pris en compte les droits de sa victime ?? Ce meurtrier du droit fondamental qui est de vivre a-t-il pris en compte les considérations de la pauvre famille des victimes ? Alors pourquoi avoir de la considération pour ce genre d’individu ?

 Les geôles sont là pour ça certains nous répondrons mais qu’est-ce que la prison aujourd’hui ? Un endroit ou les criminels vivent pleinement sans charges à part celle de la location de télévision, ces personnes sont « nourries, logées, et blanchies » aux frais du contribuable, un détenu coûtant environ 60 euros par jour à la société. De plus celui-ci sera réinséré alors qu’il aura pu travailler en prison moyennant un salaire sans que celui-ci ne paie aucune taxe, aucune facture d’eau, ou d’électricité… Mais en plus la peine de prison à vie est encore une fois trop répressive, pas assez « respectueuse des valeurs de la dignité humaine » un homme qui aura donc privé de toute liberté un autre sujet ne pourra pas faire plus de 20 ou 30 ans de prison desquels il faut déduire les remises de peine pour bonne conduite ou aptitude à la réinsertion. 

Quand arrêterons nous l’hécatombe ? De 1971 à 1980, 30 crimes sur mineurs avaient été recensés dont 13 crimes sexuels. De 1982 à 1991 il y en a eu 124 dont 53 crimes sexuels. Entre les deux la peine de mort avait été abolie.

En 1970 le taux de criminalité été de 22 pour 1000 habitants en 2006 nous sommes passé a 64 pour 1000. En 1972, 1417 viols avaient été recensés contre 10506 en 2004 auquel il faut ajouter 15000 agressions sexuelles. En ce qui concerne les homicides et les crimes il y en a eu 1387 dénombrés en 1972 contre 2097 en 2004.

La peine de mort n’est pas dissuasive diront les mauvaises langues… car les criminels agissent par pulsions et ne peuvent pas les contrôler… ce qui est, rappelons le, tout de même insoignable : les personnes atteintes de pulsions meurtrières ou ayant un complexe d’infériorité tellement marqué qu’il se transforme en complexe de supériorité lorsque ceux-ci rencontrent une personne faible comme un enfant, une personne âgée , ou encore un mort (ce complexe de supériorité ce marquant par les viols et ou les meurtres des personnes plus faibles) sont insoignables; en effet, leur seul remède est leur volonté et les calmants. Alors pourquoi s’encombrer de personnes dont on sait pertinemment qu’elles vont recommencer et peut être faire pire !!?? 

Autre point, la peine de mort ne doit pas être rétablie pour certains à cause des erreurs judiciaires… car comme tout le monde le sait, les prisons regorgent d’innocents tout comme l’enfer est pavé de bonnes intentions…

Chose non mise en valeur… . Les avancées scientifiques qui ont eu lieu au cours de ces dernières années, l’ ADN ne mentant jamais nous pouvons aujourd’hui être sûr du coupable mais malheureusement sans pouvoir faire grand-chose à cause des droits de l’homme…

En conclusion nous pourrons retenir que les droits de l’homme sont respectés mais à quel prix et surtout ces droits ne sont respectés que pour une certaine population qui est la population criminelle car les droits des victimes ne sont pas reconnus. Aujourd’hui nous préférons bafouer les droits de l’enfant et des pauvres victimes pour les droits des hommes mais des hommes meurtriers.    


Une militante de la section Essonne 
   

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